Jeunes actifs, et si vous pensiez à votre retraite ?

Réforme : saviez-vous que vous pouviez racheter des trimestres pour préparer votre retraite dès votre début de carrière ? Notre expert fait le point.
Sommaire

Pour combler l’absence d’activité professionnelle en début de carrière, le législateur a prévu des dispositifs de rachats d’années d’études supérieures et/ou d’années incomplètes, dans la limite de 12 trimestres. Ces dispositifs sont ouverts dès le début de carrière mais ils ne sont souvent utilisés que par des personnes proches de la retraite qui doivent alors s’acquitter de sommes importantes. En effet, plus on avance dans l’âge, plus le coût de rachat d’un trimestre est important (1 983 € à 30 ans contre 4 367 € à 60 ans pour un revenu annuel supérieur à 43 992 € en 2023).

Des rachats à tarifs réduits

Des rachats à tarifs réduits méconnus du public existent pourtant et la réforme du 14 avril 2023 a augmenté les délais d’accès à ces dispositifs.

Il est ainsi possible de racheter à coûts réduits 1 à 2 trimestre(s) pour des périodes de stage en entreprise jusqu’à l’âge de 30 ans (contre 2 ans après le stage, avant la réforme) ou 4 trimestres maximum pour des études supérieures jusqu’à l’âge de 40 ans (contre 10 ans après la fin des études, avant le réforme).

Le nombre de trimestres rachetés à prix réduit ne peut être supérieur à 4. Mais 4 trimestres aujourd’hui, c’est une année de moins en fin de carrière !

Rachat de périodes de stage ou rachat pour études supérieures ?

Voyons plus en détail ces deux rachats à tarifs réduits :

Le rachat de stages en entreprise

Le rachat des stages en entreprise concerne les périodes de stage effectuées à partir du 15 mars 2015,  au cours des années d’études dans des établissements d’enseignements supérieurs, écoles techniques supérieures, grandes écoles, … et qui ont donné lieu au versement de la gratification prévue par le code de l’éducation. Ce sont donc des stages d’une durée d’au moins 2 mois consécutifs (ou non consécutifs si effectués au cours de la même année scolaire ou universitaire) qui ont fait l’objet d’une convention tripartite (établissement, employeur et stagiaire).

Le coût d’un tel rachat est de 440 € pour un trimestre en 2023.

Le trimestre racheté pour un stage en entreprise ne sera pris en compte que pour le taux de la pension, il ne sera pas retenu dans la durée d’assurance.

Un petit rappel du calcul de la retraite annuelle brute du régime général s’impose à ce stade :

salaire annuel moyen (établi sur la base des salaires limités au plafond de la sécurité sociale et revalorisés de vos 25 meilleures années) × taux de la pension (maximum 50 % = taux plein) × durée d’assurance au régime général (limité à 172 trimestres) ÷ durée d’assurance requise (172 trimestres).

Le rachat au titre des années d’études supérieures

Le rachat au titre des années d’études supérieures n’est possible à tarif réduit que jusqu’à la fin de l’année de votre 40e anniversaire et pour 4 trimestres maximum (moins si vous avez déjà procédé à un versement de cotisations pour une période de stage en entreprise) mais vous aurez la possibilité de racheter jusqu’à 8 trimestres supplémentaires à plein tarif (le maximum de trimestres rachetés étant limité à 12). Il s’agit des périodes d’études en formation initiale qui ont donné lieu à l’obtention d’un diplôme.

Le coût d’un trimestre est abaissé de 670 € si vous optez pour un versement de cotisations pour le taux de la pension (soit 1 313 € pour 1 trimestre à 30 ans avec un salaire annuel brut supérieur à 43 992 € en 2023) et de 1 000 € si vous choisissez de payer des cotisations pour obtenir une augmentation à la fois du taux et de la durée d’assurance (soit 1 938 € à 30 ans pour des revenus professionnels annuels supérieurs à 43 992 € en 2023). Pour comprendre l’impact de votre choix sur le montant de la retraite, reportez-vous au calcul de la retraite du régime général indiqué supra.

>> Découvrez notre étude de cas client : le rachat de trimestre est-il intéressant ?

Pourquoi choisir ces rachats ?

Ces rachats présentent le double intérêt de palier dans une certaine mesure une entrée tardive dans la vie active et d’obtenir une réduction fiscale puisque les cotisations versées dans le cadre de ces rachats sont déductibles du montant brut de votre revenu imposable, étant précisé que vous n’avez pas l’obligation de racheter tous vos trimestres en une seule fois.

 

Avant de demander un rachat, consultez votre carrière afin de vérifier si des sommes et/ou des trimestres ne sont pas déjà reportés pour les périodes que vous pensez racheter et retrouvez des informations complémentaires sur les sites www.lassuranceretraite.fr ou www.inforetraite.fr

 

Une question sur votre retraite ? Nos experts retraite sont là pour faire un audit complet de votre carrière et procéder à un calcul exact de l’intégralité de vos pensions de retraite afin de vous conseiller au mieux sur vos choix. N’hésitez pas à faire appel à eux !

Contactez un expert retraite

Pour une expertise retraite personnalisée faites-vous accompagner par les experts retraite neovia, nous proposons des prestations adaptées à votre situation.

Et bien plus ! Découvrez l’ensemble de nos prestations

Il est loin l’âge de la retraite quand on entre dans la vie active. D’autant plus qu’avec la réforme de 2023, celui-ci est repoussé à 64 ans et le nombre de trimestres à cet âge, pour partir à taux plein, est fixé à 172 trimestres.

Et pourtant, si l’on fait les comptes, cela signifie 43 années de cotisations à l’assurance vieillesse et lorsque l’on commence à 23 ans ou plus, la retraite à taux plein se profile plutôt à 66 ou 67 ans.« 

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Au-delà des majorations de retard, il existe un risque bien plus lourd : les cotisations non acquittées dans un délai de cinq ans suivant leur exigibilité ne sont plus prises en compte pour le calcul de votre pension. Un arriéré laissé sans solution ne se traduit donc pas seulement par une dette, mais par une perte de droits définitive. En cas de difficulté, un échéancier négocié avec votre caisse préserve vos droits.

 

7 212 € de revenu annuel, soit 600 fois le SMIC horaire brut en vigueur au 1er janvier 2026. Chaque trimestre isolé est validé à partir de 1 803 € (150 fois le SMIC horaire). En dessous, la cotisation minimale de retraite de base (573 € en 2026) permet néanmoins de valider trois trimestres.

 

Une assiette sociale unique remplace les deux bases de calcul antérieures : votre revenu professionnel brut diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %, encadré entre 845,86 € et 62 478 € en 2026. Cette assiette sert à toutes les branches, CSG-CRDS comprise. En contrepartie de la baisse mécanique de l’assiette de CSG-CRDS, les barèmes de retraite de base et de maladie ont été relevés. Le niveau global de prélèvement reste comparable, mais la part qui construit vos droits augmente.

 

Non, pas si vous exercez une profession libérale réglementée. L’URSSAF recouvre la maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. Vos cotisations de retraite de base, de retraite complémentaire et d’invalidité-décès sont versées directement à votre caisse professionnelle. Seule exception : les professions libérales non réglementées créées depuis le 1er janvier 2018, qui relèvent du régime général.

 

Pour le régime de base CNAVPL en 2026 : 8,73 % sur la tranche 1 (revenus jusqu’à 48 060 €) et 1,87 % sur la tranche 2 (jusqu’à 240 300 €). Le taux de tranche 1 est passé de 8,23 % à 8,73 % avec la réforme de l’assiette sociale. Pour la retraite complémentaire, il n’existe pas de taux unique : chaque section professionnelle fixe le sien, sous forme de taux proportionnel, de classes de cotisation ou de forfait.

 

La pension de base se calcule en multipliant le nombre de points acquis sur toute la carrière par la valeur du point (0,6599 € en 2026) et par le taux de liquidation, qui dépend de votre durée d’assurance tous régimes confondus. S’y ajoute la pension complémentaire de votre section professionnelle, calculée selon ses propres règles et sa propre valeur de point. Cette complémentaire représente en moyenne environ 70 % du total perçu.

 

Une retraite classique s’ouvre à l’âge légal (62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et le 1er trimestre 1965) et applique une décote si la durée d’assurance requise n’est pas atteinte. La retraite pour inaptitude s’ouvre dès 62 ans et garantit le taux plein quel que soit le nombre de trimestres, en contrepartie d’une reconnaissance médicale d’incapacité définitive d’au moins 50 %. Le montant reste calculé sur les mêmes bases : seul le taux de liquidation change.

 

L’avantage principal est financier et définitif : la pension de base est liquidée au taux plein de 100 % sans condition de durée d’assurance, ce qui évite une décote pouvant atteindre 25 %. S’y ajoutent un départ possible dès 62 ans, avant l’âge légal, et des effets favorables sur certaines complémentaires (majoration de 13 % à la CARMF, liquidation sans minoration dès 60 ans à la CARPIMKO). En contrepartie, la reprise d’une activité libérale est encadrée, voire exclue selon les sections.

 

Il n’existe pas de montant forfaitaire. Pour un professionnel libéral, la pension de base se calcule en multipliant les points acquis par la valeur du point (0,6599 € au 1er janvier 2026), le taux de liquidation étant porté à 100 % par l’inaptitude. S’y ajoute la retraite complémentaire de votre section, selon des règles qui lui sont propres. L’inaptitude supprime la décote, mais ne compense pas une carrière courte ou des revenus faibles : contrairement aux salariés, les libéraux ne bénéficient d’aucun minimum contributif sur leur régime de base.

 

Aucune ponction des réserves des caisses libérales vers le régime général n’a été décidée à ce jour. Le sujet revient régulièrement dans le débat budgétaire, mais il relève à ce stade de l’hypothèse. Des mécanismes de transfert existent en revanche déjà de longue date, comme la compensation démographique généralisée.

 

Vous n’avez pas trouvé la réponse ?

Contactez-nous pour obtenir une réponse et un accompagnement personnalisé

Pour aller plus loin

Découvrez tous nos articles pour vous aider à appréhender votre départ à la retraite.

Nos solutions

Chaque année, nous réalisons plus de 2000 accompagnements auprès de chefs d’entreprise, médecins, professions juridiques, artisans/commerçants ou salariés/cadres.

Neovia ne propose pas une solution retraite, mais plusieurs, personnalisées et adaptées à chaque profil et à chaque situation : Bilan Retraite Conseil, Expertise Retraite, Expertise de Départ…

Nos experts possèdent une connaissance pointue des régimes de retraite, des carrières complexes et des spécificités sectorielles. Ils vous apportent des résultats concrets : reconstitution de carrière, sécurisation des droits, optimisation de votre retraite et audits de relevé de carrière pour déceler les éventuelles erreurs.

 

Audit de retraite

Bilan Retraite Conseil

Réservé aux cadres et salariés, ce diagnostic personnalisé vous permet de connaître l'âge de départ optimal et le montant de vos revenus pour préparer sereinement votre retraite.

Niveau d'accompagnement

1/5

Expertise Retraite

Dirigeants, chefs d’entreprise et professions libérales, après reconstitution fidèle de votre carrière, nous analysons les dispositifs réglementaires (régimes, rachats, majorations…) permettant d’optimiser votre retraite.

Niveau d'accompagnement

3/5

Expertise Retraite à Domicile

Un service premium et confidentiel, réservé uniquement aux cadres et salariés. Sur rendez-vous, un expert Neovia vous rend visite pour une étude retraite sur mesure et individualisée.

Niveau d'accompagnement

4/5

Votre profil

Vous avez un statut de dirigeant, professions libérale, médicale ou juridique, artisan/commerçant ou cadre ?

Vous avez besoin de mieux connaître vos droits ?

Découvrez tous nos conseils et prestations associées pour vous accompagner.

Salarié

Neovia accompagne les salariés pour vérifier leurs droits et optimiser leur départ à la retraite.

Dirigeant

Neovia accompagne les dirigeants pour sécuriser et optimiser leur retraite.

Profession médicale

Neovia accompagne les médecins et libéraux pour une retraite sereine et simplifiée.

Profession libérale

Neovia aide les professionnels à y voir clair dans leur retraite grâce à une approche sur mesure.

Profession juridique

Neovia accompagne les professions juridiques avec l’expertise nécessaire pour une retraite maîtrisée.

Artisan/ Commerçant

Neovia accompagne les artisans et commerçants pour optimiser et sécuriser leur retraite.

Cadre supérieur/ Expatrié

Neovia aide les cadres aux parcours complexes à reconstituer leur carrière et optimiser leur retraite.