La pension de réversion : quelles légitimités pour l’ex-conjoint ?

Au décès de son conjoint ou ex-conjoint, il est possible de recevoir une part de ses retraites : les pensions de réversion.
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La pension de réversion : quelles légitimités pour l’ex-conjoint ?

Au décès de son conjoint ou ex-conjoint, il est possible de recevoir une part de ses retraites : les pensions de réversion. Les conditions à remplir varient selon le régime auquel a appartenu le défunt. Dans tous les cas, seules les personnes qui sont ou ont été mariés avec le défunt peuvent prétendre à la réversion. Les partenaires de pacs et les concubins n’y ont pas droit.

 

Des droits variables selon le régime du défunt

Le veuf ou la veuve d’un salarié en activité ou à la retraite a droit :

  • À la réversion de la retraite de base du défunt sous réserve d’avoir au moins 55 ans (51 ans pour un décès survenu avant 2009) et des ressources inférieures à 20862,40 € par an en 2019 (33379,84 € si le demandeur vit en couple).
  • À la réversion des retraites complémentaires de l’Agirc-Arrco, sans condition de ressources. Toutefois, pour la percevoir, il faut avoir au moins 55 ans pour un décès survenant à compter du 1er janvier 2019 et ne pas être remarié. Le fait d’être pacsé ou de vivre en concubinage n’a aucune incidence. Si vous êtes invalide, la condition d’âge ne s’applique pas.

Le veuf ou la veuve d’un commerçant ou artisan peut prétendre :

  • À la réversion de sa retraite de base dans les mêmes conditions que les salariés.
  • À la réversion de sa complémentaire : il faut pour cela avoir au moins 55 ans (51 ans pour un décès survenu avant 2009) et des ressources inférieures à 81 048 € par an en 2019. Si vous vivez en couple, les ressources du ménage doivent respecter ce plafond.

Le veuf ou la veuve d’un fonctionnaire peut percevoir la réversion du défunt quel que soit son âge et son niveau de ressources. Néanmoins, il doit avoir été marié au moins pendant 2 ans avec lui, ou au moins 4 ans avant son décès. Cette condition de durée de mariage n’est pas exigée si le couple a eu un enfant, ou encore si le fonctionnaire a obtenu une pension d’invalidité après le mariage. Il faut, en outre, n’être ni remarié, ni pacsé, ni vivre en concubinage. Cette réversion est complétée par la réversion de la retraite additionnelle : accordée sans condition d’âge ni de ressources, elle est réservée aux conjoint et ex-conjoint ne vivant pas en couple.

Le veuf ou la veuve d’un membre d’une profession libérale a droit à la réversion de la retraite de base aux mêmes conditions que dans le régime général des salariés. Les réversions des retraites complémentaires sont attribuées selon des règles variables d’une section professionnelle à l’autre.

Pour quel montant ?

Les réversions sont égales à 54 % des retraites du défunt, sauf pour les complémentaires Agirc-Arrco des salariés et la complémentaire des artisans et commerçants. Le taux est alors de 60 %. Ce même taux est appliqué, le plus souvent, dans les sections professionnelles des professions libérales pour le calcul de la réversion des complémentaires. Le taux est de 50 % pour les retraites principale et additionnelle des fonctionnaires.

Toutefois, le montant reçu peut être inférieur. Lorsque la réversion est accordée sous condition de ressources (retraites de base des salariés, artisans, commerçants, professions libérales, complémentaire des artisans et commerçants), la somme versée dépend du résultat de l’addition « ressources + réversion ». S’il dépasse le plafond de ressource, la réversion sera réduite du dépassement.

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FAQ

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Pour la carrière longue, ce sont principalement les trimestres cotisés qui comptent. Mais il y a des exceptions avec certains trimestres assimilés comme le congé maternité, le congé paternité, l’arrêt maladie, le chômage involontaire indemnisé ou l’accident du travail/maladie professionnelle dans la limite de 4 trimestres au total.

Les trimestres assimilés non acceptés pour la carrière longue sont : chômage non indemnisé ou encore l’aide à la création d’entreprise (ACRE).

 

Rendez-vous sur info-retraite.fr, vous pouvez vous connecter avec France Connect et vous trouverez votre RIS (Relevé Individuel de Situation) qui détaille : 

  • le nombre de trimestres cotisés
  • le nombre de trimestres assimilés
  • le total de trimestres validés
  • l’ensemble de votre carrière tous régimes confondus

 

Non, vous ne pouvez pas obtenir plus de 4 trimestres par an.

 

Non, il ne compte pas toujours autant. Les deux types de trimestre comptent de la même façon pour la durée d’assurance (nombre total de trimestres nécessaires pour obtenir la retraite à taux plein) mais la différence se fait sur le départ en retraite anticipée. Pour partir en retraite anticipée, seuls les trimestres cotisés sont pris en compte et non les trimestres assimilés.

 

Une seule année de cotisation suffit pour ouvrir des droits à l’AVS, c’est l’un des grands avantages du système suisse par rapport au système français. Dès lors qu’on a cotisé au moins un an, on reçoit une rente partielle.

Ensuite, tout est une question de proportionnalité :

  • Pour toucher la rente complète, il faut 44 années de cotisation (de 20 à 65 ans). Une durée plus courte donne droit à une rente partielle, proportionnelle au nombre d’années cotisées. 
  • Chaque année manquante réduit la rente d’environ 2,3 %. Il est possible de combler des lacunes en payant des cotisations arriérées, mais uniquement pour les 5 dernières années.
  • En pratique, parmi les personnes vivant à l’étranger ayant travaillé en Suisse, près des deux tiers n’affichent que 15 années de cotisation environ, pour une rente moyenne autour de 630–645 CHF/mois.

En résumé : pas de seuil minimum bloquant, mais plus vous avez cotisé longtemps, plus la rente est élevée — avec 44 ans comme référence pour le maximum de 2 520 CHF/mois.

 

En 2026, la rente AVS minimale est de 1 260 CHF/mois, et la rente maximale de 2 520 CHF/mois pour une personne seule — à condition d’avoir cotisé pendant 44 ans (carrière complète). 

Quelques précisions importantes :

  • Cette rente minimale a été relevée de 2,9 % au 1er janvier 2026 (elle était de 1 225 CHF auparavant), en ligne avec l’évolution des prix et des salaires. 
  • Pour un couple marié dont les deux conjoints sont à la retraite, la rente AVS est plafonnée à 150 % de la rente maximale individuelle, soit 3 780 CHF/mois au maximum. 
  • Si la rente AVS ne suffit pas à couvrir les besoins vitaux, des prestations complémentaires peuvent être demandées.
  • À partir de décembre 2026, une 13ᵉ rente annuelle sera versée aux bénéficiaires de l’AVS.

 

Après 10 ans en Suisse, vous cumulez trois sources :

  • AVS (1er pilier) : une rente partielle proportionnelle à vos années cotisées, soit environ 290 à 580 CHF/mois.
  • LPP (2e pilier) : le capital de votre caisse de pension, récupérable en rente ou en capital selon votre choix.
  • 3e pilier : votre épargne privée, si vous y avez contribué.

Du côté français, vos 10 ans suisses (≈ 40 trimestres) s’ajoutent à votre carrière pour atteindre le taux plein plus rapidement.

À noter : si vous résidez en France, vos deux pensions seront soumises aux prélèvements sociaux français (CSG, CRDS). Les démarches sont à faire séparément dans chaque pays, idéalement 5 à 6 mois avant la retraite.

 

Oui, vous pouvez percevoir les deux retraites en parallèle, chaque pays versant sa propre pension selon ses propres règles.

Grâce à l’accord de coordination sociale signé en 2002 entre la Suisse et l’UE, les périodes de cotisation effectuées dans l’un des pays sont reconnues par l’autre.

Si le travailleur frontalier a effectué une partie de sa carrière en Suisse et l’autre en France (ou dans un autre pays de l’UE), il reçoit une pension de chaque État, à condition d’avoir été assuré dans le pays concerné au moins une année.

 

Oui. Ce dispositif permet de combler des périodes non cotisées (études, stages, années incomplètes) pour améliorer sa pension ou réduire une décote. Il est accessible à tout assuré entre 20 et 67 ans, dans la limite de 12 trimestres maximum sur toute la carrière.

Le coût varie selon l’âge et le revenu — plus on attend, plus c’est cher — mais les sommes versées sont déductibles des revenus imposables. Le paiement peut être étalé sur 1, 3 ou 5 ans.

 

Vous pouvez valider au maximum 4 trimestres par an.

 

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