Le plan d’épargne retraite collectif : comment entrer dans le dispositif ?

Le plan d’épargne retraite collectif permet de se constituer un complément de retraite avec l’aide de son employeur.
Sommaire

Le plan d’épargne retraite collectif est un instrument d’épargne détenu par 2,4 millions de salariés*. Il permet de se constituer un complément de retraite avec l’aide de son employeur. Les dirigeants des petites entreprises sont également autorisés à en profiter à titre personnel.

 

Le Perco, un produit d’épargne facultatif

Le plan d’épargne retraite collectif est un produit collectif d’épargne, à la différence des placements individuels dédiés à la retraite comme le plan d’épargne retraite populaire (Perp) et le contrat Madelin. Ce plan est mis en place soit à l’initiative de l’employeur, soit par la signature d’un accord collectif. C’est un dispositif doublement facultatif. L’employeur n’a aucune obligation de l’instituer et le salarié n’a aucune obligation d’y participer.

Le Perco : c’est pour qui ?

Tous les salariés peuvent en bénéficier. Toutefois, une ancienneté, d’au maximum 3 mois, peut être exigée. Le dispositif est également ouvert aux chefs d’entreprise, aux dirigeants et à leur conjoint collaborateur ou associé, dans les sociétés employant entre 1 et 250 salariés.

Le Perco : quels versements ?

Le salarié peut alimenter son plan d’épargne retraite collectif par des versements volontaires. Ils ne peuvent dépasser 25 % de la rémunération brute par an ou 9 933 € en 2018 pour les conjoints collaborateurs et les employés sans salaire (par exemple en congé parental).

Le salarié a également la possibilité d’y affecter les sommes qu’il reçoit au titre de la participation ou de l’intéressement. Autre possibilité : il peut y transférer les droits détenus sur un plan d’épargne entreprise (PEE) ou sur un compte épargne temps (ou à défaut les jours de congés non pris dans la limite de 10 par an).

L’employeur peut opérer des versements complémentaires appelés « abondements ». Cependant cela n’est pas obligatoire. Ces derniers ne doivent pas dépasser 6 357 € par an en 2018 (16 % du plafond annuel de la sécurité sociale) ni 3 fois le montant investi par le salarié sur le plan d’épargne retraite collectif. Si le règlement du plan le prévoit, l’employeur a la faculté d’effectuer un versement initial puis des versements périodiques. Le tout ne peut être supérieur à 795 € par an en 2018 (2% du plafond annuel de la sécurité sociale).

prenez rendez-vous

Perco : où les sommes sont-elles investies ?

Les différents versements réalisés sur un plan d’épargne retraite collectif permettent de se constituer un portefeuille-titres par l’acquisition de parts de Sicav et de fonds communs de placement d’entreprise (FCPE). Le Plan propose au minimum trois choix d’investissement différent dans une logique de diversification des risques (sans risque, risque moyen ou risque élevé). Au moins l’un des fonds doit prévoir une part d’investissement en économie solidaire (axée vers les initiatives de développement local, de lutte contre l’exclusion…).

Il existe deux modes de gestion de l’épargne. Libre, elle permet au salarié de décider de l’affectation des versements sur les différents fonds d’investissement proposés dans le plan d’épargne retraite collectif. Avec la gestion pilotée, la part des investissements plus risqués (notamment d’actions) est réduite au profit de produits plus sûrs (obligations, fonds monétaires) à mesure que le salarié approche de l’âge de la retraite. Si le salarié ne manifeste pas de choix, la gestion pilotée est appliquée.

Perco : quelle est la fiscalité ?

Les versements volontaires du salarié n’ouvrent droit à aucun avantage fiscal. La participation et l’intéressement versés sur le plan d’épargne retraite collectif échappent à l’impôt sur le revenu. Ils n’échappent pas aux prélèvements sociaux. Cela constitue un bel avantage car ces sommes seraient imposées si le salarié décidait de les percevoir. L’abondement est exonéré d’impôt sur le revenu mais il supporte 9,7 % de CSG et de Crds.

Source : chiffre 2017, communiqué de presse du 20 mars 2018 de l’Association française de la gestion financière.

Contactez un expert retraite« 

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

Le RSI n’existant plus, il faut s’adresser à l’organisme compétent selon votre besoin : Assurance retraite pour la retraite, CPAM pour la santé, URSSAF pour les cotisations. Pour y voir clair et éviter les allers-retours, un expert Neovia peut faire le point avec vous lors d’un rendez-vous gratuit.

 

Trois interlocuteurs : l’Assurance retraite (CARSAT) pour la retraite, la CPAM pour la santé et l’URSSAF pour les cotisations. Pour toute question retraite, votre interlocuteur unique est l’Assurance retraite.

 

Oui, indirectement. Le RSI a d’abord été transformé en Sécurité sociale des indépendants (SSI), une structure de transition, avant d’être totalement intégré au régime général. Les indépendants relèvent désormais des mêmes organismes que les salariés.

 

Non. Le RSI a été supprimé au 1er janvier 2018. Il a laissé place à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), elle-même intégrée au régime général depuis le 1er janvier 2020. Aujourd’hui, on parle simplement de la protection sociale des indépendants, gérée par les organismes du régime général.

 

Vous n’avez pas trouvé la réponse ?

Contactez-nous pour obtenir une réponse et un accompagnement personnalisé

Pour aller plus loin

Découvrez tous nos articles pour vous aider à appréhender votre départ à la retraite.

Nos solutions

Chaque année, nous réalisons plus de 2000 accompagnements auprès de chefs d’entreprise, médecins, professions juridiques, artisans/commerçants ou salariés/cadres.

Neovia ne propose pas une solution retraite, mais plusieurs, personnalisées et adaptées à chaque profil et à chaque situation : Bilan Retraite Conseil, Expertise Retraite, Expertise de Départ…

Nos experts possèdent une connaissance pointue des régimes de retraite, des carrières complexes et des spécificités sectorielles. Ils vous apportent des résultats concrets : reconstitution de carrière, sécurisation des droits, optimisation de votre retraite et audits de relevé de carrière pour déceler les éventuelles erreurs.

 

Audit de retraite

Bilan Retraite Conseil

Réservé aux cadres et salariés, ce diagnostic personnalisé vous permet de connaître l'âge de départ optimal et le montant de vos revenus pour préparer sereinement votre retraite.

Niveau d'accompagnement

1/5

Expertise Retraite

Dirigeants, chefs d’entreprise et professions libérales, après reconstitution fidèle de votre carrière, nous analysons les dispositifs réglementaires (régimes, rachats, majorations…) permettant d’optimiser votre retraite.

Niveau d'accompagnement

3/5

Expertise Retraite à Domicile

Un service premium et confidentiel, réservé uniquement aux cadres et salariés. Sur rendez-vous, un expert Neovia vous rend visite pour une étude retraite sur mesure et individualisée.

Niveau d'accompagnement

4/5

Votre profil

Vous avez un statut de dirigeant, professions libérale, médicale ou juridique, artisan/commerçant ou cadre ?

Vous avez besoin de mieux connaître vos droits ?

Découvrez tous nos conseils et prestations associées pour vous accompagner.

Dirigeant

Neovia accompagne les dirigeants pour sécuriser et optimiser leur retraite.

Profession médicale

Neovia accompagne les médecins et libéraux pour une retraite sereine et simplifiée.

Profession libérale

Neovia aide les professionnels à y voir clair dans leur retraite grâce à une approche sur mesure.

Profession juridique

Neovia accompagne les professions juridiques avec l’expertise nécessaire pour une retraite maîtrisée.

Artisan/ Commerçant

Neovia accompagne les artisans et commerçants pour optimiser et sécuriser leur retraite.

Cadre supérieur/ Expatrié

Neovia aide les cadres aux parcours complexes à reconstituer leur carrière et optimiser leur retraite.

DRH

Neovia vous aide à gérer la retraite de vos salariés grâce à des prestations adaptées à vos besoins.