Santé : quels sont vos droits au moment du départ à la retraite ?

Qui prend en charge vos frais de santé à la retraite ? L’organisme compétent dépend de votre carrière. Nos experts font le point pour vous
Sommaire

4 infos à retenir :  

  • Le changement de statut au niveau de l’assurance maladie se fait automatiquement au moment du départ à la retraite. 
  • Si vous êtes polypensionné, vous disposez d’un droit d’option. Vous pouvez donc choisir d’être affilié auprès de n’importe quelle caisse dont vous avez relevé durant votre carrière. 
  • Si vous êtes expatrié, la prise en charge de vos frais de maladie dépend de l’Etat de résidence. 
  • Si vous avez une mutuelle d’entreprise, vous disposez de la portabilité de cette mutuelle et pouvez donc la conserver. 

Si vous n’avez relevé que du Régime Général : 

Si vous n’avez relevé dans votre carrière que du Régime Général, les choses se passent très simplement : la CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé Au Travail) dont vous relevez transmettra automatiquement l’information de votre départ à la retraite à la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie). 

Ainsi, aucune démarche n’est à effectuer, si ce n’est la mise à jour de votre carte vitale. 

A savoir: Cela fonctionne aussi si vous ne percevez qu’une pension de réversion (pension du conjoint survivant).  

Si vous êtes polypensionné : 

Si vous êtes polypensionné, c’est-à-dire si vous avez relevé au cours de votre carrière de plusieurs régimes de base, le régime prenant en charge vos frais de santé sera votre dernier régime d’affiliation. Encore une fois, aucune démarche ne sera à effectuer, votre CARSAT le notifiera automatiquement à votre caisse d’assurance maladie. 

Vous disposez cependant d’un droit d’option si vous souhaitez qu’un autre régime, duquel vous avez relevé durant votre carrière, prenne en charge vos frais de santé. Dans ce cas, un formulaire CERFA « Droit d’option auprès du régime compétent », téléchargeable sur le site Ameli, doit être renvoyé à la caisse d’assurance maladie de votre lieu de résidence.  

Attention, il existe des exceptions à ce droit d’option : 

  • il n’est pas possible d’opter pour le régime qui ne sert qu’une retraite de réversion ; 
  • l’option pour un régime spécial n’est possible que si vous avez une ancienneté d’au moins 15 ans dans ce régime. 

Si vous êtes expatrié : 

En cas d’expatriation, vous devez prévenir votre caisse d’assurance maladie et votre caisse de retraite au moment de votre départ en leur communiquant votre adresse de résidence. 

Si vous êtes expatrié dans un Etat membre de l’Union européenne, de l’Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni, vous devez vous inscrire, à l’aide du formulaire E 121/S1 (à demander à votre caisse de retraite), auprès de l’assurance maladie de votre lieu de résidence. Cela permettra la prise en charge de l’intégralité de vos frais de santé selon la législation du pays. En revanche, lors de vos séjours en France, la caisse d’assurance maladie française restera compétente.  

A savoir : si vous percevez également une pension de retraite du pays dans lequel vous séjournez, vos dépenses de soins sont prises entièrement en charge par votre Etat de résidence. 

Si vous êtes expatrié dans un Etat hors Union européenne, Espace économique européen, Suisse ou Royaume-Uni, il faut que vous vérifiiez s’il existe un accord bilatéral avec ce pays pour vous permettre de bénéficier du remboursement de vos frais de santé par l’Etat de résidence. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez adhérer à la Caisse des Français de l’Etranger ou souscrire un contrat d’assurance privé.  

Concernant la prise en charge de vos soins lors de vos séjours temporaires en France, vous devez vous inscrire auprès du Centre national des retraites de France à l’étranger (Cnarefe) pour être pris en charge par l’assurance maladie. 

À lire aussi : Préparer sa retraite en tant qu’expatrié

Pour aller plus loin :

La portabilité des mutuelles d’entreprise : 

Depuis la loi Evin en 2016 qui a instauré une mutuelle obligatoire en entreprise, il existe le principe de portabilité : vous pouvez, si vous le souhaitez, conserver votre mutuelle d’entreprise lors de votre départ à la retraite. 

Attention cependant : la portabilité est individuelle. Ainsi, la mutuelle peut refuser la poursuite de sa couverture santé à vos ayants droits. En outre, le coût de la mutuelle sera entièrement à votre charge, votre ancien employeur n’ayant plus l’obligation d’en supporter partiellement la charge.   

 

Une question sur votre retraite ? Nos experts retraite sont là pour faire un audit complet de votre carrière et procéder à un calcul exact de l’intégralité de vos pensions de retraite afin de vous conseiller au mieux sur vos choix. N’hésitez pas à faire appel à eux !

Contactez un expert retraite

Pour une expertise retraite personnalisée faites-vous accompagner par les experts retraite neovia, nous proposons des prestations adaptées à votre situation.

Et bien plus ! Découvrez l’ensemble de nos prestations

Vous souhaitez demander vos retraites mais vous ne savez pas comment se passera la transition au niveau du remboursement de vos frais de santé ? Vous ne connaissez pas les démarches à effectuer ?  

Sachez que votre pension de retraite vous donne automatiquement droit à la prise en charge de vos frais de santé, par un organisme dont la compétence dépend de votre carrière.  « 

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

Cela dépend de l’option et de votre situation. Le rachat au taux seul, qui efface la décote, est généralement rentable assez vite ; le rachat taux + durée l’est beaucoup plus lentement. La déduction fiscale améliore nettement le calcul, surtout si vous êtes fortement imposé. Pour les hauts revenus, l’effet sur la retraite complémentaire peut faire pencher la balance. Un calcul personnalisé est indispensable avant de décider.

 

12 trimestres maximum sur l’ensemble de la carrière, au titre des études supérieures et/ou des années incomplètes. S’y ajoutent, sous conditions, jusqu’à 2 trimestres de stages en entreprise à tarif réduit. Dans tous les cas, on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par an.

 

Idéalement 4 à 5 ans avant la date de départ souhaitée : les règles de calcul sont alors connues et le gain comme l’économie d’impôt peuvent être chiffrés précisément. Racheter trop tôt (avant 30 ans) fait courir le risque de payer pour des trimestres qui deviendront inutiles.

 

Au régime général, comptez entre 1 500 € et 4 500 € par trimestre au titre du taux seul, et jusqu’à 6 500 € au titre du taux + durée. Le prix exact dépend de votre âge, de vos revenus des 3 dernières années et de l’option choisie. Le barème est fixé chaque année par la CNAV.

 

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

Vous n’avez pas trouvé la réponse ?

Contactez-nous pour obtenir une réponse et un accompagnement personnalisé

Pour aller plus loin

Découvrez tous nos articles pour vous aider à appréhender votre départ à la retraite.

Nos solutions

Chaque année, nous réalisons plus de 2000 accompagnements auprès de chefs d’entreprise, médecins, professions juridiques, artisans/commerçants ou salariés/cadres.

Neovia ne propose pas une solution retraite, mais plusieurs, personnalisées et adaptées à chaque profil et à chaque situation : Bilan Retraite Conseil, Expertise Retraite, Expertise de Départ…

Nos experts possèdent une connaissance pointue des régimes de retraite, des carrières complexes et des spécificités sectorielles. Ils vous apportent des résultats concrets : reconstitution de carrière, sécurisation des droits, optimisation de votre retraite et audits de relevé de carrière pour déceler les éventuelles erreurs.

 

Audit de retraite

Bilan Retraite Conseil

Réservé aux cadres et salariés, ce diagnostic personnalisé vous permet de connaître l'âge de départ optimal et le montant de vos revenus pour préparer sereinement votre retraite.

Niveau d'accompagnement

1/5

Expertise Retraite

Dirigeants, chefs d’entreprise et professions libérales, après reconstitution fidèle de votre carrière, nous analysons les dispositifs réglementaires (régimes, rachats, majorations…) permettant d’optimiser votre retraite.

Niveau d'accompagnement

3/5

Expertise Retraite à Domicile

Un service premium et confidentiel, réservé uniquement aux cadres et salariés. Sur rendez-vous, un expert Neovia vous rend visite pour une étude retraite sur mesure et individualisée.

Niveau d'accompagnement

4/5

Votre profil

Vous avez un statut de dirigeant, professions libérale, médicale ou juridique, artisan/commerçant ou cadre ?

Vous avez besoin de mieux connaître vos droits ?

Découvrez tous nos conseils et prestations associées pour vous accompagner.

Dirigeant

Neovia accompagne les dirigeants pour sécuriser et optimiser leur retraite.

Profession médicale

Neovia accompagne les médecins et libéraux pour une retraite sereine et simplifiée.

Profession libérale

Neovia aide les professionnels à y voir clair dans leur retraite grâce à une approche sur mesure.

Profession juridique

Neovia accompagne les professions juridiques avec l’expertise nécessaire pour une retraite maîtrisée.

Artisan/ Commerçant

Neovia accompagne les artisans et commerçants pour optimiser et sécuriser leur retraite.

Cadre supérieur/ Expatrié

Neovia aide les cadres aux parcours complexes à reconstituer leur carrière et optimiser leur retraite.

DRH

Neovia vous aide à gérer la retraite de vos salariés grâce à des prestations adaptées à vos besoins.