Vers un transfert de la collecte des cotisations Agirc-Arrco vers les Urssaf ?

Le Gouvernement a envisagé un transfert des cotisations AGIRC-ARRCO vers les URSSAF, suite aux levées de boucliers, il a fini par renoncer.
Sommaire

État des lieux :

L’Agirc-Arrco est actuellement une caisse de retraite qui arrive à piloter correctement la retraite par répartition et à générer des réserves financières. Voici un état de la situation : 84 milliards d’euros de prestations versées en 2021, 65 milliards d’euros de réserves et 0 euro de dettes. Le graphique ci-dessous montre bien que c’est aujourd’hui une des seules caisses de retraite avec cette gestion idéale (en violet « salarié privé compl. »).

Source DSS – rapport du COR 15 septembre 2022 (slide 22)

L’objectif premier du gouvernement est de « simplifier la vie des entreprises et réaliser des économies ».

La réponse de la caisse AGIRC-ARRCO :

Brigitte Pisa, la vice-présidente CFDT de l’Agirc-Arcco : « La mesure prévue dans le PLFSS 2020 avait une logique à l’époque, quand il s’agissait de créer un régime unique. Mais aujourd’hui, avec l’abandon du projet, ça n’a plus de sens. Sur un plan technique, il y a de gros risques que les Urssaf fassent des erreurs, car ils ne maîtrisent pas notre système qui abrite, pour 25% des entreprises, soit 9 millions de salariés, des taux dérogatoires au taux légal. Ils ne sont pas outillés pour faire ce que l’on a mis dix ans à mettre en place. L’objectif, à terme, est de nous prendre notre argent. Car à partir du moment où l’on ne maîtrise plus nos ressources, que l’on devient un simple attributaire des Urssaf, sans savoir exactement combien ont été collectés, on perdra notre autonomie. On sera seulement chargés de gérer une enveloppe financière qui nous sera allouée. »

Il y a un réel danger pour l’information des assurés. En effet, une demande d’information sur les cotisations versées auprès de l’AGIRC-ARRCO demande quelques semaines de délai de réponse, alors que les délais de réponse de l’URSSAF se comptent en mois, et encore si une réponse est apportée.

Le danger est d’avoir un interlocuteur qui communique peu sur les cotisations versées et donc un manque de contrôle de la part des assurés sur leur droit retraite.

Rappelons que le dernier dispositif du gouvernement pour simplifier le relevé de carrière (RIS) et le droit à l’information a surtout permis de ne plus avoir le détail de points AGIRC/ARRCO Tranche B et Tranche C et donc de contrôler les anomalies présentes.

Finalement, le Gouvernement a annoncé renoncer à cette mesure le mardi 10 janvier 2023.

L’actualité est riche en ce moment concernant la future réforme des retraites. Le gouvernement souhaitait que les Urssaf récupèrent directement les cotisations AGIRC-ARRCO (c’était déjà prévu dans le premier projet de réforme d’Emmanuel MACRON en 2019).

Aujourd’hui, est-ce toujours une bonne idée ? »

FAQ

Retrouvez les réponses aux questions les plus fréquemment posées sur la retraite classées par thématiques.

La retraite progressive permet de percevoir une partie de sa retraite tout en exerçant une ou plusieurs activités à temps partiel. En revanche, le cumul avec d’autres dispositifs est encadré :

  • Avec une activité salariée : si vous êtes salarié, vous ne pouvez pas exercer une activité indépendante en parallèle (et vice versa).
  • Avec le cumul emploi-retraite : la retraite progressive est une alternative au cumul emploi-retraite, et non un dispositif qui s’y ajoute. 

Après la retraite définitive : une fois admis à la retraite définitive, si vous poursuivez ou reprenez une activité professionnelle, celle-ci est soumise aux règles du cumul emploi-retraite.

 

Le montant perçu dépend directement du temps de travail. Une retraite provisoire est calculée sur la base des droits acquis au moment de la demande, et la part versée est proportionnelle à la réduction d’activité. Par exemple, travailler à 65 % donne droit à 35 % de sa retraite. 

À cela s’ajoute le salaire à temps partiel, ce qui permet de maintenir un niveau de revenus global satisfaisant.

Le montant de la retraite progressive est provisoire : la pension sera recalculée et généralement revalorisée lors du départ définitif en retraite, en tenant compte des cotisations versées pendant la période de retraite progressive.

 

Oui, l’employeur peut refuser une demande de retraite progressive. Toutefois, la loi encadre désormais strictement les motifs de refus : l’employeur doit justifier son refus par les conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l’activité de l’entreprise, ou par des difficultés de recrutement sur le poste concerné. Un employeur invoquant des arguments inexacts s’expose à un recours aux prud’hommes. 

En l’absence de réponse de l’employeur dans les 2 mois suivant la demande, celle-ci est considérée comme acceptée.

 

Depuis le 1er septembre 2025, l’âge d’accès à la retraite progressive est fixé à 60 ans, quelle que soit l’année de naissance.

 

Oui, en principe. La fusion n’a modifié ni les droits acquis, ni les taux de cotisation. En pratique, des trimestres ou des revenus ont parfois été mal repris lors du transfert : faire vérifier son relevé de carrière avant de partir est vivement recommandé.

 

Comme pour les salariés : une retraite de base assise sur le revenu annuel moyen des 25 meilleures années (taux de 50 % au taux plein, avec décote ou surcote selon les trimestres), complétée par une retraite complémentaire des indépendants calculée en points. Les droits acquis avant 2018 sont intégralement conservés.

 

Le RSI n’existant plus, il faut s’adresser à l’organisme compétent selon votre besoin : Assurance retraite pour la retraite, CPAM pour la santé, URSSAF pour les cotisations. Pour y voir clair et éviter les allers-retours, un expert Neovia peut faire le point avec vous lors d’un rendez-vous gratuit.

 

Trois interlocuteurs : l’Assurance retraite (CARSAT) pour la retraite, la CPAM pour la santé et l’URSSAF pour les cotisations. Pour toute question retraite, votre interlocuteur unique est l’Assurance retraite.

 

Oui, indirectement. Le RSI a d’abord été transformé en Sécurité sociale des indépendants (SSI), une structure de transition, avant d’être totalement intégré au régime général. Les indépendants relèvent désormais des mêmes organismes que les salariés.

 

Non. Le RSI a été supprimé au 1er janvier 2018. Il a laissé place à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), elle-même intégrée au régime général depuis le 1er janvier 2020. Aujourd’hui, on parle simplement de la protection sociale des indépendants, gérée par les organismes du régime général.

 

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